Nouvel album : "Oan Kim & The Dirty Jazz". Guest : Nicolas Folmer
Piano, violon, saxophone, guitare, claviers, comme les instruments, Oan Kim a pratiqué beaucoup de styles musicaux. De la musique contemporaine au pop-rock indé, du classique à la musique de film, il a balayé un spectre si large que, s'il fallait choisir, Oan serait attiré dans des directions opposées.
= Ils en parlent =
Voilà un OMNI comme on les aime, indéfinissable et ne ressemblant à personne tout en retenant instinctivement toute notre attention. Un travail d'artiste créatif, hybride et défricheur, à l'image de son concepteur Oan Kim, franco-coréen à la fois diplômé de l'ENS Beaux-Arts en photo et du CNSM de Paris où il a étudié la composition classique. Saxophoniste virtuose et perché, pratiquant aussi le piano, le violon, les claviers et la guitare, le touche à tout multi-instrumentiste et pluridisciplinaire (du classique au jazz, de la musique contemporaine à la pop-rock indé) est connu aussi bien pour ses musiques de film que ses expos d'art contemporain et ses installations d'art vidéo dans le monde entier. Et comme photographe ou réalisateur de clips, cet homme de l'image comme du son y a déjà été multi-primé. (...) Pas de doute, ce premier album fascinant est un coup de maitre en matière de créativité et de singularité, comme bien sûr en termes de musicalité et d'apport technologique. (Jazz Rhône Alpes)

On peut avoir fait le conservatoire et finir dans un bordel. Dans le velours, le pourpre et la luxure ce Oan Kim and The Dirty Jazz. Faux DIY et vrai one-man-band, ex-post-rocker et néo-midnight-jazzer, Oan Kim vient de caler un des plus beaux disques de ce début d'année. Nourri de sa trajectoire dans les images, ciselé avec un amour indéfectible pour le cinéma. Visez plutôt des morceaux comme « Fight Club » ou « Funeral Waltz ». Dark, rétro, matois et finalement terriblement actuel. Le « dirty » Jazz selon Kim prend le même glitch que sa cover, nous refait le coup des bandits d'Hollywood sur « The Judge » et prend les cadors du milieu en filature. Ici c'est Barry Adamson et ses murky songs, la beautiful « Agony », petite mort merveilleuse. Là, c'est Nat King Cole et ses chants d'amour nostalgique taxés par Wong Kar-Wai. Ailleurs c'est aussi une ambiance sonore et référencée, alter ego de la réussite du « Dirty Beaches » d'Alex Zhang. Mais, sous les refs en baston, il y a une personnalité complexe et des fantasmes à fleur de peau. Lynchéens, quoi. Ce disque vous prend la tête et les hanches, tète le jazz à la mamelle de Monk ou de Miles. Le grain du sax, la reverb de la voix, magique « Smoking Gun », faux prétexte très classe ici, et les feats impeccables de Edward Perraud et Nicolas Folmer font de ce « Dirty jazz » un appel au plaisir, lent et voluptueux. Le seul regret, c'est qu'un label soit passé à côté de cette pépite, violette et violente. De ce lupanar miniature où s'écoulent et s'échangent les fluides du plaisir et de l'élégance noire. Noire et brillante. (Pointbreak)
== Line up ==
Oan Kim (Saxophone soprano, Saxophone ténor, Voix), Benoît Perraudeau (Guitare), Dany Lavital (Claviers), Paul Herry-Pasmanian (Basse), Brice Tillet (Batterie) - Guest(s) : Nicolas Folmer (Trompette)
Prochaine(s) date(s) :
+ D'INFOS