Après avoir exploré dans ses quatre premiers albums tous les registres de la musique latino-américaine puis flirté avec le jazz, Minino Garay rend hommage à l'Argentine et plus particulièrement à Cordoba, sa ville natale.
Pour ce musicien argentin, français d'adoption depuis 25 ans, le temps était venu de replonger aux sources de la musique de Cordoba avec son cuarteto traditionnel et d'honorer ses racines argentines.

Après un premier opus « Asado » sorti en 2013 le très charismatique Minino Garay revient avec un deuxième album « racine » Tunga tunga's band chaleureux et festif. Le cuarteto de Córdoba, qu'on appelle aussi le Tunga Tunga, s'immisce dans la tradition musicale de cette province argentine. La base de ce rythme est un mélange de tarentelles, de paso doble, et d'autres musiques européennes, débarquées avec les immigrants venus s'installer dans la Pampa humide du début du XXème siècle. La pianiste Leonor Marzano, créatrice du cuarteto cordobes, intensifie la basse à la main gauche de son piano, et crée ainsi un juste équilibre entre les rythmes venus d'Europe, l'accordéon qui apporte sa richesse avec des contrepoints et le violon ou la flûte qui ajoutent des mélodies charmantes à ce genre. Les textes reprennent des dictons populaires, coquins, et racontent des histoires d'amour et de déboires amoureux. Bien que ce soit la musique des bals populaires, le cuarteto n'est pas pour autant dépourvu de sagesse, bien au contraire, il est l'histoire même d'un peuple.

« Ce disque est en mémoire de mon père, Guillermo "Tito" Garay. Je suis certain que les engueulades avec mon oncle Ranulfo Taborda retentissent aujourd'hui tout là-haut. Je suis né et j'ai grandi dans ce milieu du cuarteto, et même si la vie m'a mené à développer ma musique dans la world musique ou le jazz, avec ce disque je reviens à mes racines cuarteteras.»
Minino Garay

= Ils en parlent =
Pour cette aventure tonique et introspective, Minino Garay s'est notamment adjoint les services de vieux baroudeurs de la tunga tunga de Córdoba tels les chanteurs Carlos « La Mona » Jimenez, Carlos « Pueblo » Rolan, et Ariel Ferrari ou l'accordéoniste Eduardo Gelfo qui partage les parties de piano à bretelles avec le Français Christophe Lampidecchia. Le disque regorge d'invités comme le groupe argentin Los Caligaris ou la comédienne Alexandra Pandev et d'un aréopage de musiciens percussionnistes, chanteurs, flûtistes ou instrumentistes à cordes. La majorité des compositions sont originales et résultent des collaborations du maître de cérémonie, à l'exception notable de l' « Azzurro » de Paolo Conte et d'une adaptation en espagnol des « Yeux revolver » de Marc Lavoine (Tan Especial) qui passe du trot romantique au galop frénétique. (Benjamin MiNiMuM, Qobuz)

Minino rouvre le bal de rue argentin. (François-Xavier Gomez, Libération)
== Line up ==
Minino Garay (Cajon, Percussions, Tambour), Lallo Zanelli (Piano), Christophe Lampideccia (Accordéon), Cedric Hanriot (Claviers), Jonathan Grande (Basse), Fred Jacquemin (Batterie), Pajaro Canzani (Voix) - Guest(s) : Lore Jimenez (Voix)
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