Vendredi 27/02/2015

Ven 27 Fv 2015 : Dal Sasso & Belmondo Big Band
Lionel Belmondo
Saxophone ténor
Dominique Mandin
Saxophone alto
Jerry Edwards
Trombone
Bastien Stil
Tuba
Laurent Fickelson
Piano
Christophe Dal Sasso
Flute
Francois Theberge
Saxophone ténor
David El Malek
Saxophone ténor
Julien Alour
Bugle, Trompette
Erick Poirier
Bugle, Trompette
David Dupuis
Trompette
Bastien Ballaz
Trombone
Sylvain Romano
Contrebasse
Dré Pallemaerts
Batterie

Dal Sasso & Belmondo Big Band

"A Love Supreme " : Mon Dieu, quelle merveille de prestation !
Jazz

John Coltrane méritait que son chef-d'œuvre « A Love Supreme » (1964) soit revisité avec panache... L'arrangeur et compositeur Christophe Dal Sasso mobilise les frères d'armes de sa big bande, Lionel Belmondo en tête. Les artistes remplissent la mission : porter en grande formation les quatre mouvements de l'œuvre majuscule en quartet du saxophoniste mort en 1967.

Avant de se mesurer au monument mystique, le groupe donne le ton : il joue « Naima » (Coltrane), et « Spiritual », un hommage de Dal Sasso au maître. Le cri se prolonge. L'interprétation confine au sublime. Les saxophonistes François Théberge et David El Malek éblouissent, bouleversent, ouvrent des chemins. L'interprétation en grande formation impulse une dimension nouvelle à la carrure de Coltrane. Si ce dernier avait pu assister à cette version valorisante de son œuvre, il aurait certainement applaudi avec le public enivré... A tout rompre. Pendant dix minutes. (Bruno Pfeiffer / Libération)

« A love supreme » (1965) est le plus connu des disques du quartet de John Coltrane. A sa parution, « Trane » était à trois ans de sa mort ; jamais aucun de ses disques n'avait connu un tel succès. Il équivaut à ce que « Kind of blue » (1959) représente dans la carrière de Miles Davis avant son tournant électrique.
Bref, une œuvre majeure de l'art du XXe siècle. Pour le chef d'orchestre compositeur et arrangeur français Christophe Dal Sasso, né en 1968, reprendre « A love supreme » sous la forme d'une suite orchestrale était une tentation forte, puisque l'album original se présentait déjà comme une suite en quatre parties. Tentation forte mais esthétiquement périlleuse. Le résultat est stupéfiant. Le « Love supreme » de Dal Sasso, étrangement, commence par une belle récitation, en anglais, d'un poème à la gloire de Dieu, sur fond de percussions douces, poème écrit en guise de notes de pochette par Coltrane : l'amour suprême est celui qu'un être humain porte à la divinité et à la paix. Suivent les quatre parties telles qu'elles se présentaient à l'origine : « Acknowledgement », « Resolution », « Pursuance », « Psalm ». Là apparaît tout l'art orchestral de Dal Sasso : chacune de ces parties est jouée tantôt par l'orchestre de quinze musiciens, tantôt ré improvisée en style coltranien par les solistes, que ce soit Lionel Belmondo au sax ténor ou Stéphane Belmondo à la trompette, Laurent Fickelson au piano, Clovis Nicolas à la contrebasse, Dré Pallemaerts à la batterie (dans les rôles de Coltrane, McCoy Tyner, Jimmy Garrison et Elvin Jones). La gageure va jusqu'à respecter à quelques minutes près la durée de l'original. Faut-il être pourvu d'un tel savoir pour jouir de cette musique aujourd'hui ? Faut-il même connaître le modèle ? La réussite esthétique de Christophe Dal Sasso avec le Dal Sasso/Belmondo Big Band suffit amplement au bonheur du jazz fan épris d'expérimentations neuves. (Michel Contat / Télérama)

John Coltrane méritait que son chef-d'œuvre « A Love Supreme » (1964) soit revisité avec panache... L'arrangeur et compositeur Christophe Dal Sasso mobilise les frères d'armes de sa big bande, Lionel Belmondo en tête. Les artistes remplissent la mission : porter en grande formation les quatre mouvements de l'œuvre majuscule en quartet du saxophoniste mort en 1967.

Avant de se mesurer au monument mystique, le groupe donne le ton : il joue « Naima » (Coltrane), et « Spiritual », un hommage de Dal Sasso au maître. Le cri se prolonge. L'interprétation confine au sublime. Les saxophonistes François Théberge et David El Malek éblouissent, bouleversent, ouvrent des chemins. L'interprétation en grande formation impulse une dimension nouvelle à la carrure de Coltrane. Si ce dernier avait pu assister à cette version valorisante de son œuvre, il aurait certainement applaudi avec le public enivré... A tout rompre. Pendant dix minutes. (Bruno Pfeiffer / Libération)

« A love supreme » (1965) est le plus connu des disques du quartet de John Coltrane. A sa parution, « Trane » était à trois ans de sa mort ; jamais aucun de ses disques n'avait connu un tel succès. Il équivaut à ce que « Kind of blue » (1959) représente dans la carrière de Miles Davis avant son tournant électrique.
Bref, une œuvre majeure de l'art du XXe siècle. Pour le chef d'orchestre compositeur et arrangeur français Christophe Dal Sasso, né en 1968, reprendre « A love supreme » sous la forme d'une suite orchestrale était une tentation forte, puisque l'album original se présentait déjà comme une suite en quatre parties. Tentation forte mais esthétiquement périlleuse. Le résultat est stupéfiant. Le « Love supreme » de Dal Sasso, étrangement, commence par une belle récitation, en anglais, d'un poème à la gloire de Dieu, sur fond de percussions douces, poème écrit en guise de notes de pochette par Coltrane : l'amour suprême est celui qu'un être humain porte à la divinité et à la paix. Suivent les quatre parties telles qu'elles se présentaient à l'origine : « Acknowledgement », « Resolution », « Pursuance », « Psalm ». Là apparaît tout l'art orchestral de Dal Sasso : chacune de ces parties est jouée tantôt par l'orchestre de quinze musiciens, tantôt ré improvisée en style coltranien par les solistes, que ce soit Lionel Belmondo au sax ténor ou Stéphane Belmondo à la trompette, Laurent Fickelson au piano, Clovis Nicolas à la contrebasse, Dré Pallemaerts à la batterie (dans les rôles de Coltrane, McCoy Tyner, Jimmy Garrison et Elvin Jones). La gageure va jusqu'à respecter à quelques minutes près la durée de l'original. Faut-il être pourvu d'un tel savoir pour jouir de cette musique aujourd'hui ? Faut-il même connaître le modèle ? La réussite esthétique de Christophe Dal Sasso avec le Dal Sasso/Belmondo Big Band suffit amplement au bonheur du jazz fan épris d'expérimentations neuves. (Michel Contat / Télérama)


Lionel Belmondo
Saxophone ténor
Dominique Mandin
Saxophone alto
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Trombone
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Tuba
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