Eric McFadden, le roi du gypsy-blues-Voodoo, revient avec son nouvel album « Starving At The feast », et profitera de cette sortie pour accomplir des shows endiablés dont il a le secret.
Il a été des aventures d'Angry Babies, de Liar (deux très bons albums, en 1995 puis 1998), d'Alien Lovestock (une cassette autoproduite, en 1996, mythique et conservée à l'abri des jaloux par ses quelques heureux propriétaires), Izm (à savoir les membres du groupe de scène de P-Funk, dont il faisait partie autour de l'an 2000) ou encore de Stockholm Syndrome (deux albums bien gaillards en 2004 et 2010) ; Il a aussi travaillé avec et pour des artistes aussi talentueux et variés que Pat MacDonald ( l'ex-Timbuk 3, celui-là même !), The Reverend Horton Heat, Anders Osborne, Jackson Browne, Les Claypool, Widespread Panic ou même notre cher et terriblement regretté Joe Strummer (The Clash)

Sur scène, il a accompagné George Clinton (pendant trois ans, à la fois à la guitare et à la mandoline), les très rockab' & bluesy Faraway Brothers (un album live à la clef où ils reprennent tout de même à la fois Tom Waits, Jimi Hendrix, Black Sabbath et Miles Davis !), Tasty Face (groupe formé notamment d'Angelo Moore, le frontman de Fishbone), mais aussi et surtout Eric Burdon (la voix, la hargne et le punch des Animals) pour plusieurs tournées mondiales (on se souvient notamment des exceptionnels concerts donnés en France pour la tournée promo de l'album Soul Of A Man, un de ses meilleurs.

Sous son nom, avec le Eric McFadden Experience ou bien le Eric McFadden Trio, il a publié foultitude d'albums, tous au minimum intéressants, mais la plupart carrément indispensables, où il fait étalage non seulement d'une incroyable créativité doublée d'une folle inventivité côté composition, de son talent côté instrumentation (guitare et mandoline principalement, mais pas que) et d'une capacité assez dingue à amalgamer sans jamais nuire à aucun des éléments en présence, des choses aussi bariolées et hautes en couleurs que le rock le plus admirablement basique, le blues le plus poisseux, le flamenco, la musique tzigane, bref une montagne de denrées parfois rares et en tout cas hétéroclites, mais qui font sens toutes ensemble dans ce qu'il décrit lui-même comme du "voodoo gypsy blues". Il a rendu un vibrant hommage au fils disparu de Patrick Chesnais, Ferdinand... Il a sorti dernièrement un album de reprises acoustiques d'AC/DC plébiscité par les médias et le public et vient défendre son nouvel album, Starving At The Feast, paru en février 2020.
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