Dernier album : "Que Bom"
Voilà donc ce qu'on appelle, en jazz, un « monstre ». Une personnalité parfaitement originale, une technique instrumentale qui semble insurpassable, une autorité créative qui s'impose à tous. Ajoutons-y un charme invraisemblable...
Après le grand succès de son album « Carioca » (2008), Stefano Bollani , le plus admiré des pianistes de jazz italiens, revient au son brésilien avec son dernier disque, « Que Bom », publié en mai, qu'il présente lors d'une tournée mondiale Avec « Que Bom », Bollani laisse la musique brésilienne fusionner avec ses propres mélodies, 16 nouveaux thèmes qui constituent un hymne à la vie brillant et débordant de joie communicative.

Découvert voici vingt ans aux côtés du trompettiste Enrico Rava, Stefano Bollani connaît une trajectoire fulgurante. Sollicité par Riccardo Chailly pour ses interprétations de Gershwin, le pianiste italien n'en délaisse pas pour autant les plaisirs d'un jazz dansant et cantabile, qu'il pratique en virtuose.

= Ils en parlent =
Voilà donc ce qu'on appelle, en jazz, un « monstre ». Une personnalité parfaitement originale, une technique instrumentale qui semble insurpassable, une autorité créative qui s'impose à tous. Ajoutons-y un charme invraisemblable. A chaque disque de ce pianiste italien, on a le sentiment de le redécouvrir, et c'est parce qu'il se renouvelle à l'intérieur d'un style qui le signe aussitôt. Il est fait d'exubérance, de drôlerie et d'un lyrisme extravagant, ce qui serait somme toute l'« italianité » dans toute sa stéréotypie si ne s'y ajoutait une tendresse... à la Marcello Mastroianni. Et pour rester dans la référence transalpine, on dira que le toucher miraculeux de douceur et de fermeté de Bollani évoque celui d'Arturo Benedetti Michelangeli jouant Chopin ou Ravel. Le jazz, dans tout ça ? Présent dans chaque note par la liberté avec laquelle Bollani explore ses sentiments ou les joue, on ne sait, car il est aussi un fantastique comédien de la musique, devenu dans la Péninsule une vedette du piano souvent comparée à l'excessif Roberto Begnini. Un Begnini qui aurait autant d'énergie mais le goût plus fin. Ses compositions rayonnent, qu'elles soient improvisées entièrement ou qu'on les sente plus préméditées. (Michel Contat, Télérama)
== Line up ==
Stefano Bollani (Piano), Jorge Helder (Basse), Jurim Moreira (Batterie), Armando Marçal (Percussions), Thiago Da Serrinha (Percussions)
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